2026 : KMS de Windows Server 2025, sécurité matérielle non prête : faut-il changer de serveur ?

Cet article s’adresse aux administrateurs qui voient apparaître un état de sécurité matérielle KMS non prêt sur un hôte Windows Server 2025. Vous saurez distinguer cet avertissement d’un échec d’activation, vérifier les critères matériels et choisir entre surveillance, mise en conformité et remplacement planifié.

Décision rapide — adapté : ne remplacez pas votre serveur uniquement parce que l’état de préparation matérielle KMS indique « non prêt ». Microsoft présente cet état comme informatif : il ne désactive pas à lui seul les activations KMS actuelles. Vérifiez d’abord les conditions de l’hôte, son état d’activation réel et votre calendrier de renouvellement.

Cette analyse s’adresse aux administrateurs qui maintiennent un hôte KMS et doivent distinguer un avertissement d’une panne d’activation. Elle concerne aussi les responsables informatiques qui évaluent les exigences TPM avant de mettre à jour ou de louer un serveur.

Dernière vérification : 30 octobre 2026. Les informations sur l’état de préparation et les conditions matérielles ont été recoupées avec la documentation Microsoft sur l’activation KMS sécurisée par le matériel, le guide de planification KMS et le Windows Server Catalog.

Avertissement informatif ou panne d’activation : deux situations distinctes

Depuis la mise à jour cumulative d’août 2026, Windows Server 2025 peut afficher un état indiquant si l’hôte KMS est prêt au regard des exigences de sécurité matérielle. Microsoft précise que cet état sert à évaluer l’environnement : son affichage ne change pas, à lui seul, le fonctionnement de l’activation KMS actuelle. La date et la portée de cette indication sont décrites dans la documentation Microsoft sur la sécurité matérielle KMS.

Il faut donc séparer trois constats que les équipes confondent parfois :

  • État « non prêt » : l’hôte ne démontre pas les critères matériels attendus, ou la vérification ne permet pas de les confirmer. Ce constat mérite un suivi, pas un remplacement automatique.
  • Échec d’activation réel : les clients ou l’hôte rencontrent une erreur KMS. Il faut alors consulter l’état de licence, les journaux et la procédure de diagnostic Microsoft, sans attribuer d’emblée la panne au TPM.
  • Évolution possible pour de futures versions : Microsoft indique que des changements d’activation fondés sur la confiance matérielle concernent de futures versions de Windows Server. La documentation citée ne permet pas d’en déduire une date d’entrée en vigueur ni un numéro de version précis.

En conséquence, ne transformez pas un avertissement de préparation en échéance de migration inventée. Si les activations en cours sont normales, documentez l’état, identifiez la configuration matérielle et planifiez la suite à partir des exigences publiées. Le guide Microsoft de planification KMS aide à replacer le rôle de l’hôte dans la conception globale de l’activation en volume ; il ne remplace pas le diagnostic de l’état matériel.

Vérifier l’hôte : TPM 2.0, catalogue et résultats des commandes

Les conditions matérielles mentionnées par Microsoft sont précises : le TPM 2.0 doit être activé et le matériel serveur doit être certifié dans le Windows Server Catalog. La présence d’un processeur récent, le nom d’un modèle ou la mention « serveur professionnel » dans une offre ne prouvent pas ces deux critères. Il faut examiner la configuration effectivement déployée et la confronter aux informations de certification.

Procédez dans cet ordre :

  • Identifiez le rôle et le système de l’hôte. Notez le serveur qui publie les activations, son système installé et le fait qu’il soit physique ou virtuel. Ne déduisez pas le système de l’hôte à partir de celui des clients.
  • Consultez la configuration réelle du TPM. Vérifiez les informations d’inventaire et, sur une machine physique, les réglages du micrologiciel concernant le TPM. Un TPM présent mais désactivé ne démontre pas que la condition est remplie.
  • Examinez les fonctions TPM disponibles. Dans une session PowerShell avec les droits appropriés, la commande documentée par Microsoft est :
Get-TpmSupportedFeature

La référence Microsoft de Get-TpmSupportedFeature décrit les fonctions prises en charge par cette commande. Utilisez son résultat comme un élément de vérification : il ne certifie pas à lui seul que le TPM est activé dans la configuration déployée, que l’attestation fonctionne ou que le matériel figure au catalogue.
- Vérifiez le matériel dans le catalogue. Recherchez la configuration exacte dans le Windows Server Catalog. Contrôlez que l’entrée correspond bien au modèle ou à la configuration concernée ; ne vous contentez pas d’une ressemblance de nom.
- Relevez l’état d’activation séparément. Sur l’hôte KMS, exécutez slmgr.vbs /dlv dans une invite de commandes élevée, puis conservez les informations pertinentes. Microsoft documente les options de cet outil dans sa page sur Slmgr.vbs.

Une lecture schématique peut prendre cette forme, sans présumer des valeurs de votre machine :

slmgr.vbs /dlv

État de la licence : [valeur relevée]
Informations sur l’hôte KMS : [valeur relevée]
Informations d’activation : [valeur relevée]

Les champs effectivement affichés peuvent dépendre de la configuration. Gardez la sortie complète avec la date de collecte dans votre dossier de changement ; masquez les informations internes avant de la transmettre hors de votre organisation. L’objectif est de savoir si l’activation est opérationnelle, pas de déclarer l’hôte conforme sur la base d’une ligne isolée. Pour les erreurs d’activation, suivez le guide Microsoft de dépannage général KMS.

À distinguer : slmgr.vbs /dlv renseigne sur la licence et l’activation ; Get-TpmSupportedFeature porte sur les fonctions TPM prises en charge. Aucun de ces contrôles, seul, ne confirme les deux conditions matérielles ni la conformité complète de l’hôte.

Maintenir, corriger ou remplacer : décider selon le risque et le calendrier

Le bon choix dépend de critères que l’avertissement ne résout pas à votre place : les résultats de vérification, la dépendance de l’activité à KMS, la possibilité de corriger le matériel, le risque de changement et le cycle de renouvellement déjà approuvé. Il n’est pas possible de déduire un coût de mise en conformité, un gain de performance ou une durée d’arrêt à partir de l’état « non prêt ».

Outil de décision à cocher avant d’ouvrir un changement :

  • [ ] L’activation KMS actuelle fonctionne et les erreurs de licence ont été vérifiées. Si oui, ne traitez pas le seul état « non prêt » comme une panne ; passez à l’examen matériel. Si non, diagnostiquez d’abord l’échec d’activation.
  • [ ] Le TPM 2.0 est présent et activé, et les preuves concernant le matériel dans le Windows Server Catalog correspondent à la configuration réelle. Si les deux critères sont établis, conservez les éléments justificatifs et évaluez le maintien ou la correction selon les autres exigences applicables. Si l’un reste incertain, demandez une confirmation avant de conclure.
  • [ ] Une correction de configuration est possible et peut être testée sans risque disproportionné pour le service. Si oui, préparez un essai et une procédure de retour arrière. Si non, ne modifiez pas directement l’hôte de production ; comparez cette contrainte au calendrier de renouvellement.
  • [ ] Le serveur fait déjà partie d’un renouvellement planifié, ou les exigences applicables à votre environnement rendent le maintien inacceptable. Si oui, intégrez le remplacement au projet et vérifiez les capacités du nouvel équipement avant l’achat. Si non, consignez l’état et programmez une revue au prochain jalon de changement.
  • [ ] L’hôte est virtuel. Si oui, validez séparément la disponibilité du TPM virtuel et la prise en charge de l’attestation par l’hyperviseur. Ne réutilisez pas automatiquement les résultats d’un serveur physique.

Ce parcours donne une issue claire à chaque vérification : conserver et surveiller, tester une correction, ou intégrer le remplacement à un changement planifié. Il évite de décider à partir du seul libellé affiché ou d’une capacité supposée. Si une information essentielle n’est pas vérifiable, la réponse à inscrire est « non confirmé », et non « conforme ».

Appliquez ensuite ces critères à votre situation :

  • Si les activations fonctionnent, que l’état matériel est documenté et qu’aucune exigence immédiate applicable à votre version n’a été publiée, choisissez le maintien sous surveillance. Conservez la sortie des commandes, la preuve de recherche au catalogue et une personne responsable du suivi. Reprenez l’évaluation lorsqu’une nouvelle exigence officielle est annoncée ou lors du prochain changement planifié.
  • Si le TPM requis existe mais semble désactivé, et que votre équipe peut confirmer les effets d’une modification du micrologiciel, évaluez une correction sur une configuration de test. Ne changez pas les paramètres sur le serveur de production sans sauvegarder les informations utiles et préparer un retour à l’état précédent.
  • Si le TPM ou la certification ne peuvent pas être établis, mais qu’un changement de matériel n’est pas encore décidé, demandez d’abord les éléments manquants au constructeur ou au fournisseur. Le silence d’une fiche technique ne vaut ni confirmation ni preuve d’absence.
  • Si la configuration ne peut pas répondre aux exigences vérifiées, ou si un renouvellement est déjà prévu et que le risque de maintenir l’hôte devient inacceptable pour votre organisation, inscrivez son remplacement dans cette fenêtre de mise à jour. Validez les prérequis avant l’achat et testez l’activation dans l’environnement prévu.
  • Si l’hôte est virtuel, traitez-le comme un cas distinct. Vérifiez explicitement les capacités du TPM virtuel et de l’attestation dans l’hyperviseur concerné ; ne transposez pas les résultats obtenus sur un serveur physique.

Cette méthode évite deux erreurs opposées : changer un équipement fonctionnel à cause d’un avertissement informatif, ou repousser sans examen une évolution matérielle dont les conditions seraient ensuite indispensables. La documentation Microsoft sur la création d’un hôte KMS peut compléter la planification du rôle, mais elle ne constitue pas une preuve que le matériel proposé par un fournisseur répond aux critères de sécurité matérielle.

Questions fréquentes sur l’état KMS

L’avertissement invalide-t-il les activations déjà en cours ?

Non. Microsoft indique que l’état de préparation est informatif et ne change pas à lui seul l’activation KMS actuelle. Vérifiez néanmoins séparément l’état de licence et les erreurs rencontrées par les clients : un avertissement matériel et une panne KMS sont deux diagnostics différents. Si l’activation échoue, utilisez les outils de diagnostic et la documentation de dépannage plutôt que d’attribuer automatiquement la cause au matériel.

Où consulter l’état de préparation de l’hôte ?

Commencez par relever la configuration et les paramètres TPM, puis utilisez les commandes Microsoft documentées pour examiner les fonctions prises en charge et l’état de licence. Get-TpmSupportedFeature porte sur les fonctions TPM ; slmgr.vbs /dlv renseigne sur la licence et l’activation. Consultez aussi le catalogue de certification : aucun de ces contrôles ne remplace les autres.

Quelles conditions matérielles sont indiquées pour un hôte KMS ?

Microsoft cite un TPM 2.0 activé et un matériel serveur certifié dans Windows Server Catalog. Vérifiez la configuration exacte, pas seulement la famille du serveur ou le processeur. Pour un hôte virtuel, confirmez séparément la disponibilité du TPM virtuel et les possibilités d’attestation de l’environnement. Une fiche produit qui ne mentionne pas ces éléments ne permet pas de les présumer.

Faut-il remplacer un serveur marqué « non prêt » ?

Pas uniquement pour ce motif. Si l’activation est opérationnelle, consignez les résultats et examinez les exigences publiées, les options de correction et le cycle de renouvellement prévu. Si vous ne pouvez pas vérifier les capacités ou la certification, demandez des informations vérifiables avant de commander. Ne fixez pas de date de remplacement à partir d’une échéance que Microsoft n’a pas annoncée.

Intégrer la vérification au prochain changement

Pour que l’évaluation reste exploitable, transformez-la en dossier de changement plutôt qu’en note isolée. Un inventaire incomplet peut faire confondre l’hôte KMS, une machine cliente et un serveur virtuel ; une capture sans contexte ne permet pas de savoir si l’état a changé après une intervention.

Utilisez cette séquence lors de votre prochaine revue :

  1. Recensez les hôtes concernés et indiquez pour chacun son rôle KMS, son système, son environnement physique ou virtuel et son responsable.
  2. Archivez l’état initial avec la sortie de slmgr.vbs /dlv, le message exact affiché et les erreurs d’activation disponibles. Protégez les éléments internes selon vos règles de sécurité.
  3. Vérifiez les critères séparément : TPM 2.0 activé, fonctions nécessaires et correspondance du matériel dans le catalogue. Inscrivez « non confirmé » lorsque vous ne disposez pas de preuve, au lieu de transformer une supposition en résultat.
  4. Préparez la modification dans un environnement de test. Si vous envisagez de changer un réglage matériel, une configuration virtuelle ou un serveur, définissez le contrôle de succès et le moyen de revenir à la configuration antérieure.
  5. Attribuez la décision et la prochaine revue. Le responsable doit préciser si l’hôte reste surveillé, fait l’objet d’une correction ou rejoint un projet de renouvellement, puis conserver les preuves ayant motivé ce choix.

Cette démarche donne à l’équipe un point de comparaison lors d’une mise à jour Microsoft ou d’un changement d’infrastructure. Elle permet aussi de repérer les dépendances : quelles applications ou quels groupes de postes s’appuient sur l’hôte, et qui doit valider le fonctionnement après une intervention. Pour une panne KMS effective, réservez le diagnostic à l’erreur constatée ; ne confondez pas la résolution d’un problème de licence avec la mise en conformité matérielle.

Location ou achat : exiger des preuves avant de choisir le serveur

Pour une nouvelle machine, la question utile n’est pas seulement « quelle version de Windows Server est disponible ? ». Demandez quelle configuration matérielle est réellement fournie, si elle répond aux conditions applicables à votre usage KMS, si le TPM peut être activé et si le fournisseur peut documenter la certification correspondante. Faites également préciser les limites lorsque l’hôte est virtualisé : une mention générique du TPM ne prouve pas la prise en charge de l’attestation requise.

Sur le site d’OSFP Cloud, les options Windows publiées comprennent Windows Server 2019, 2022 et 2025, avec des choix de langue et d’édition indiqués dans les informations de service. En revanche, les informations disponibles ici ne confirment pas la présence d’un TPM 2.0, la prise en charge de Key Attestation ni une certification du matériel concerné dans Windows Server Catalog. La référence au processeur AMD ou à la location d’un serveur dédié ne suffit pas pour conclure que ces capacités sont fournies.

Avant de retenir une offre, suivez donc ces conditions :

  • Si la fiche ou une réponse écrite confirme la configuration précise du TPM et fournit les éléments de certification vérifiables, comparez-les aux exigences Microsoft pour l’usage envisagé.
  • Si un de ces éléments reste absent, classez-le comme non confirmé et demandez une réponse avant la commande. N’inférez pas la conformité à partir de la seule version de Windows Server.
  • Si les capacités nécessaires ne sont pas disponibles ou ne peuvent pas être établies, choisissez une autre configuration ou conservez votre équipement actuel pendant que vous évaluez les options.
  • Si le besoin porte uniquement sur l’activation actuelle et que l’environnement fonctionne, ne présentez pas l’état informatif comme une raison suffisante de renouvellement immédiat.

Vous pouvez consulter les informations de service publiées par OSFP Cloud et les options Windows Server d’OSFP Cloud avant de comparer une location à votre matériel existant. Si les pages ne détaillent pas les capacités TPM, l’attestation ou la certification du serveur, demandez une confirmation vérifiable avant de vous engager.

Un serveur loué ou acheté ne devient pas conforme au seul motif qu’il est récent ou qu’il exécute Windows Server 2025. Pour cette décision, la valeur de l’offre réside dans la possibilité de vérifier les critères matériels et de les intégrer à votre plan de changement. Tant que ces preuves manquent, gardez le statut « non confirmé » et ne promettez ni compatibilité KMS sécurisée ni capacité TPM que le fournisseur n’a pas explicitement documentée.

Questions

L’avertissement KMS non prêt bloque-t-il les activations en cours ?

Non. Microsoft décrit cet état comme une indication destinée à évaluer la préparation de l’hôte, et précise qu’il ne modifie pas à lui seul l’activation KMS actuelle. Vérifiez néanmoins l’état de licence réel et les erreurs d’activation de vos clients : un avertissement matériel et une panne KMS sont deux diagnostics distincts, qui demandent des vérifications différentes.

Où consulter l’état de préparation matérielle de l’hôte KMS ?

Commencez par la documentation de l’hôte et les paramètres du micrologiciel, puis utilisez les outils Microsoft documentés pour examiner l’état de licence et les fonctions TPM prises en charge. La commande slmgr.vbs /dlv renseigne sur l’activation, tandis que Get-TpmSupportedFeature porte sur les fonctions prises en charge. Aucun résultat isolé ne confirme à lui seul la conformité complète.

Quelles conditions matérielles faut-il vérifier pour un hôte KMS ?

Les conditions indiquées par Microsoft comprennent un TPM 2.0 activé et un matériel serveur certifié dans Windows Server Catalog. Il faut aussi vérifier que la configuration réelle correspond au matériel répertorié. Pour un hôte virtuel, ne transposez pas les résultats d’un contrôle physique : vérifiez séparément la disponibilité du TPM virtuel et la prise en charge de l’attestation par votre environnement.

Un hôte KMS non conforme doit-il être remplacé immédiatement ?

Pas sur la seule base de cet état. Si les activations fonctionnent et qu’aucune règle applicable à votre version ne rend le changement immédiat, consignez les résultats, vérifiez les exigences officielles et comparez une correction possible au calendrier de renouvellement déjà prévu. Si les capacités TPM ou l’inscription au catalogue ne peuvent pas être établies, demandez des preuves avant tout achat.

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